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«Il faut peindre en fonction de son cœur et non pour suivre la mode pour ne pas perdre sa propre touche et son feu sacré. Pour évoluer, il ne faut pas produire en ne visant que les ventes. Bien sûr, comme beaucoup d’artiste, il m’est arrivé d’exécuter des portraits sur commande, mais c’était surtout au début de ma carrière. Je ne le fais que très rarement aujourd’hui.»

 

Fille de Breton, Louise Kirouac est issue d’une famille d’artiste : un père, homme de théâtre et diplômé des Beaux-Arts de Paris, et deux frères peintres tout comme elle dont l’aîné, Paul-Tex Lecor, l’initie à la peinture. Depuis sa naissance, elle a vécu à Brownburg, enracinée tout près de la terre de ses ancêtres. Avant de tomber amoureuse de notre patrimoine, elle faisait entre autres du portrait. Aujourd’hui, elle peint toujours des paysages sauvages, des scènes de la ville, de rues, celles de Québec… mais elle préfère préserver la mémoire de nos village et campagnes en tentant de capturer leur aspect authentique. La peinture lui permet de visiter et découvrir toutes les régions du Québec. Cependant se sont les gens qu’elle croise dans les paroisses qui lui procurent le plus de plaisir. Elle prend le temps de parler avec les villageois afin de mieux saisir leur amour de la terre.

 

Elle respecte immensément le sujet qu’elle peint. Elle reproduit avec fidélité les campagnes. Les villages et surtout l’architecture qui caractérise les habitations québécoises tout en fignolant et bonifiant certains éléments des couleurs d’antan. Elle se fait un point d’honneur à identifier avec exactitude chacun des sites ou des villages non fictifs reproduits.

 

«Je trouve important de peindre les demeures. Cela fait partie de notre patrimoine. Il faut que les gens découvrent cette richesse qui nous appartient. À travers mes toiles, je leur donne l’occasion de le faire. Je recherche la composition et l’angle préférables pour mettre en valeur mon sujet. C’est la contribution que je tiens à faire pour la sauvegarde de notre culture.»

 

Pour Louise Kirouac, la recherche d’un sujet s’apparente à une course au trésor. Elle traverse le pays avec son compagnon de vie. Parfois avec d’autres artistes, constamment à la recherche d’un coin typique tel Charlevoix dont le panorama embrasse la mer, la terre, les montagnes, le Saguenay avec son fjord et ses caps. La Beauce, les Bois-Francs, le Bas Saint-Laurent, la Gaspésie, tant de paysages qui offrent une mosaïque et une diversité à l’artiste : immensités vallonneuses, long chemins sinueux, terres agricoles, vieilles architectures ancestrales et à perte de vue, nos villages ornés de leur clocher dont les longues pointes lumineuses se dressent éclairées par les rayons du soleil. Tout y est.

 

Parfois, elle peint une même sujet sous des angles divers à des saisons différentes. Chaque saison recèle ses beautés. Et chaque reproduction découvre une nouvelle facette du même sujet pour créer une nouvelle œuvre.

 

Louise recherche les grands espaces. Les nombreux livres et photos ne l’inspirent guère. Elle les utilise toutefois comme source de référence.  «Je suis souvent désappointée par une photo. Elle ne rend jamais d’émotion. On doit apprendre à regarder afin de bien saisir l’atmosphère de notre sujet.» L’artiste  trouve son inspiration en se déplaçant. Cent fois le peintre passe devant un clocher, une place publique, une ferme et soudain le coup de foudre. Peut-être est-ce l’effet d’un rayon de soleil qui s’attarde au toit de la grange ou le volet d’une fenêtre repeinte de couleurs vives qui attire l’œil… Et voilà l’artiste sortant son chevalet ou sa planche à dessin pour immortaliser une façade. Ces occasions sont des moments de rencontre avec les gens de la place. Le matin de préférence, car c est le moment de la journée ou l’artiste est au meilleur de sa forme. Paradoxalement, la lumière sort ses plus beaux atours le soir.

 

Sur place le croquis prend forme. Quand l’inspiration se fait complice, l’âme d’un village se retrouve sur une toile. Lorsque Louise part en expédition pendant plusieurs jours, elle fait des sketches sans les terminer sur  place. Elle fouille en elle et fait le plein d’inspiration. Elle quitte l’endroit lorsqu’elle est saturée d’émotion et vidée d’énergie. Au retour dans son atelier, elle concrétise ce qu’elle a croqué sur le vif. «J’ai tant emmagasiné que j’en rêve la nuit. Il m’arrive de rester plusieurs jours devant une esquisse sans qu’il y ait de déclic. Si l’inspiration ne se présente pas, il faut s’arrêter quitte à jeter le canevas à la poubelle.»

 

Comme d’autres peintres. Louise aimerait pouvoir tout reproduire avant que le modernisme efface les racines profondes de notre mémoire. Plusieurs régions s’en sortent bien. La Beauce et le bas du fleuve ne sont pas encore gâtés par ce modernisme à outrance. «Lorsque l’homme construit, il perd un peu de son patrimoine. Il faut accepter le progrès et la dé-naturisation car n’avons pas le choix. Mais il faut toujours rester fier de son coin de pays.»

 

Marc De Roussan


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