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Certains mettent des années avant de savoir ce qu'ils feront dans leur vie.  Gilles Labranche n'a jamais eu ce problème.  Il ne se souvient pas vraiment quand il a commencé à peindre et à dessiner, probablement à l'âge de cinq ans.  Il dessinait et peignait sur tout ce qui lui tombait sous la main, y compris des toiles de rideau qu'il découpait au grand dam de sa grand-mère chez qui il a habité.

 

Vers l'âge de dix ans, il est entré dans un magasin de peinture et a demandé au vendeur : "Je veux faire de la peinture, de quoi ai-je besoin."  Il est ressorti les bras chargés de pinceaux et de toiles.  Depuis ce temps, Gilles Labranche n'a jamais cessé de peindre sauf pendant une brève période, au début de la vingtaine où il a dû se résoudre à travailler pour gagner sa vie.

 

Gilles Labranche peint avant tout pour lui-même.  "Je ne donne pas d'atelier.  Je fais de la peinture pour moi avant tout.  Quand j'ai vendu ma première toile, je peignais depuis une vingtaine d'années.  La peinture, c'est avant tout une exploration et une découverte de soi."

 

Gilles Labranche marche par coup de coeur, par impulsion.  Comme un mineur qui exploite un filon, il adopte un style, une approche jusqu'à ce qu'il en ait fait le tour, qu'il ait exprimé tout ce qu'il avait en lui.  Quand le filon est épuisé, il passe à autre chose.  Gilles Labranche a commencé à peindre son quartier de Saint-Henri puis différents quartiers de Montréal, pour ensuite s'ouvrir aux autres villes et aux régions du Québec.  Il a fait de la peinture abstraite et de la peinture naïve.  "Je ne veux pas m'accrocher et être identifié comme le peintre qui a peint la même chose de la même manière.  J'aime découvrir de nouvelles sensations.  Je ne veux pas me contrôler."

 

Gilles Labranche a longtemps été reconnu comme le peintre de l'hiver.  Il a peint des tempêtes de neige, un mélange de douceur et de violence, le vent qui souffle la neige qui tombe et des passants aux prises avec les éléments qui tentent tant bien que mal de se rendre à leur destination.  "Les gens aimaient mes tableaux, ils en redemandaient.  Il y avait une grande force dans les tempêtes de neige que je peignais mais il y avait aussi une certaine douceur.  Les gens se voyaient dans mes tableaux, c'est pour cela qu'ils les achetaient.  En fait, c'est eux-même qu'ils découvraient sur mes toiles."

 

Il ne peint plus des scènes d'hiver.  Il fait maintenant des façades de maison, de magasin, de restaurant et de boutiques, des terrasses de café.  Ces tableaux sont d'une grande précision.  Ils montrent des maisons de briques et de pierres, baignées dans une lumière qui fait ressortir les couleurs chaudes, chatoyantes qui rappellent celles qu'on retrouve dans la nature à l'automne.  Au milieu de cette lumière, Gilles Labranche fait littéralement vibrer la brique, la pierre, le bois des fenêtres et des portes en jouant avec les ombres pour donner de la profondeur, du relief.  "Présentement, je joue beaucoup avec les ombres et les lumières.  Je peins des atmosphères et les sensations que me donnent la pierre et la brique."

 

Dans ses tableaux, il recrée l'atmosphère qu'on retrouve le matin dans les vieux quartiers lorsque tout le monde dort encore et que les rues sont désertes.  Il saisit ce moment unique où le temps suspend son vol avant que la ville ne s'éveille.  Il peint la ville en microcosme et même si pour lui, chaque maison contribue à tisser le milieu urbain, elle n'en demeure pas moins unique.  Et c'est ce caractère unique qu'il cherche à coucher sur ses toiles.  Il s'attarde à faire ressortir les caractéristiques de ces maisons qui sont en fait le reflet des personnes qui les habitent.

 

Gilles Labranche se définit lui-même comme un solitaire qui n'éprouve pas beaucoup le besoin de rencontrer les gens.  En dehors de sa petite famille, l'univers de Gilles Labranche pourrait très bien se cantonner à son atelier qu'il ne quitterait que pour mieux croquer les images de la ville dont il a besoin pour peindre ses toiles.  Solitaire ou pas, et même s'il peint pour lui-même, c'est quand même avec ses toiles qu'il communique avec le monde extérieur.  C'est là qu'il s'exprime le mieux et qu'il parvient à communiquer sa vision du monde.  Ce monde de mouvement, de couleurs automnales, de lumières et d'ombres, il éprouve un besoin impérieux de le partager avec les autres.  Certains le font avec l'écriture.  Gilles Labranche le fait avec la poésie des atmosphères colorées de ses tableaux.

 

Hugues de Roussan

Journaliste                                                        

 


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20090915