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Après la première guerre mondiale, certains peintres allemands ont pratiqué l'art du grotesque à tel point que cela à mené à leur propre destruction. La critique sociale exprimée par des caricatures mordantes  sur l'oppression des propriétaires terriens, banquiers et autres profiteurs, ne pouvait pas être tolérée par le Reich d'Hitler. Certains durent fuir le pays, d'autres moururent en prison.

 

Les toiles de Steven Lamb nous rappellent cette époque parce qu'il utilise le grotesque comme moyen de critique sociale. Mais la similitude s'arrête la. Lamb est subtil et bénin alors que les artistes des années 20 étaient d'une brutalité évidente. Lui-même réfugié opprimé, Lamb peint des situations - un tête à tête à une table de café, un duo de piano - alors que ces premiers peignaient des individus.

 

L'art de Lamb a une tendance saugrenue; les autres étaient inspirés par l'outrage. Des différences de tempérament, tout comme des différences de temps et de lieux, peuvent expliquer que Lamb utilise le scalpel alors que ces artistes utilisaient la matraque. Lamb n'a pas besoin de matraque pour faire valoir ses idées et c'est tout en son honneur de le reconnaître. Malgré l'aspect grotesque, il conserve une certaine humanité.

 

Natif de Sofia (Bulgarie), il a commencé ses cours d'art au secondaire à Sofia, pour poursuivre ses études à l'académie des Beaux-Arts, après deux années de service militaire obligatoire. Sa spécialisation en gravure et en illustration l'a mené à l'académie des Arts graphique et de la peinture à Leipzig, dans l'ancienne Allemagne de l'est. Après sa graduation , il retourne en Bulgarie et s'établit comme artiste autonome.

 

Pour sa première exposition solo en 1986, il s'inspire du Décaméron de Boccace. La même année, ses toiles font partie d'une exposition de groupe a Stuggart (Allemagne), suivie d'exposition solo à Berlin, Leipzig et Dresde en 1988. Les succès connu en Allemagne lui valent une invitation à exposer à Cuba. «C'est ainsi que je suis arrivé au Canada» dit-il!

 

L'avion devait se poser à Gander (Terre-Neuve) pour refaire le plein avant de se rendre à Cuba. «J'ai quitté l'avion avec d'autres passagers et je n'y suis pas remonté: mes toiles et mes bagages ont pris le chemin de Cuba. J'ai demandé le statut de réfugié. Je me foutais de mes toiles et de mes bagages. J'étais libre» raconte t-il.

 

Lamb travaille comme graveur et illustrateur à St-Jean, exposant ses oeuvres à la moindre occasion. Il travaille pour la revue The Atlantic Hedge, publié par Breakwater Books, et reçoit un prix lors du concours international d'art organisé en 1993 par la 54 Gallery de Soho, New-York. La même année il quitte St-Jean pour Montréal et obtient l'année suivante sa citoyenneté canadienne.

 

À Montréal il est d'abord embauché comme graveur et graphiste pour le studio P.M. et travaillera plus tard comme peintre a une série de toiles évoquant la nostalgie de Montréal pour le collectionneur Martin Overland. Les scènes urbaines de Lamb sont peuplés de personnages, hommes femmes et enfants, qui occupent la porte d'une épicerie de coin de rue, luttent contre la neige ou regardent d'une fenêtre à l'étage. «Ces scènes urbaines m'ont amené à peindre de en plus de personnage» dit-il.

 

Ses "personnages" sont facilement reconnaissables; malgré des positions tordues et voûtées, ils conservent toujours une certaine grâce. On les voit dans un bistro, à la maison, sur le coin d'une rue, sur un plancher de danse- intimement engagés, toujours en pleine conversation entre eux ou avec ceux qui les voient. Lamb utilise une caméra pour enregistrer les scènes qu"il retravaille en studio, pour aboutir finalement à une toile qui ressemble peu à l'original.

 

Il peint une esquisse sur papier et la transfère sur une toile montée sur panneau. Il utilise de la pâte et du sable fin pour rehausser la texture des couches de fons acryliques. Ses visages sont peints à l'aquarelle sur pastels. Il utilise parfois un crayon pastel Allemand pour les menus détails. Il obtient une profondeur dans ses acryliques en utilisant un tampon imbibé d'alcool pour faire ressortir les zones de lumière. «J'ai appris ces techniques en Europe, dit-il, et elles me sont bien utiles ici». Sa plus grande toile fait 30 X 40 po. et sa plus petite 9 X 12 po.

 

Martin Murray


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