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Native de Montréal, elle habite présentement à Rigaud.

 

Très jeune, le dessin fait partie de son quotidien, mais ce n’est qu’en 1980 qu’elle s’intéresse sérieusement à la peinture à l’huile.

 

Elle fréquente l’atelier du peintre Marcel Bourbonnais et l’école de peinture Raymonde Lebel.

 

Depuis quelques années, elle concentre ses recherches picturales sur la couleur et la  création de scènes familières, souvent d’une époque passée, entourant principalement des enfants.

 

 

Un merveilleux monde imaginaire

 

L’enfance est pour plusieurs l’époque privilégiée où l’insouciance et la douceur des souvenirs sont propres à faire naître un sentiment de bien-être incomparable où il fait bon trouver refuge.  C’est précisément ce à quoi nous convient les œuvres au style naïf de Nicole Laporte, en nous faisant plonger dans notre cœur sans âge pour mieux revivre une anecdote du passé, gravée dans notre mémoire.  Ce qu’on remarque avant tout dans ses toiles, c’est le caractère hautement évocateur de ses thèmes, soit des scènes peintes comme autant de petits moments de vie simples et heureux, racontées comme une histoire dont la voix nous transporterait dans le temps.  Avec des titres comme Vite, on va être en retard pour souper!, Après la messe du samedi soir ou En attendant la visite, on sent déjà toute l’action proposée par le sujet. 

 

Transmettre la joie de vivre et y intégrer la beauté de la nature demeure au centre même du travail de Nicole Laporte.  « Il faut que ce soit des scènes heureuses, pleines de gaieté et même si je ne suis pas paysagiste, j’aime que la nature y participe comme partenaire de soutien ».  Chacune de ses réalisations dévoile d’ailleurs un petit moment de bonheur croqué sur le vif, présenté avec candeur et sincérité. 

 

Au cours de ses balades en plein air, cette artiste se laisse envahir par la force tranquille et l’harmonie des plans d’eau et des montagnes de la belle région de Rigaud qu’elle habite, source même de son inspiration.  « J’adore aller faire du canot ou me promener dans le bois, ce sont mes seuls autres vrais intérêts à part la peinture », confie-t-elle.  Ce qui débuta comme une activité parallèle à sa profession de greffière du Palais de justice allait se transformer au cours des détours de la vie en une passion de plus en plus profonde.  Bien qu’elle ait toujours dessiné, c’est au début des années 1980 que cette artiste autodidacte commence à produire plus sérieusement et à exposer.  Elle suivra bien quelques cours privés avec le peintre Marcel Bourbonnais pour apprendre la technique de l’huile mais c’est au fil des ses expérimentations personnelles qu’elle continuera à évoluer. 

 

Attirée depuis toujours par l’histoire, elle a choisit de faire des tableaux qui racontent des scènes de vie issues de ses propres racines presque comme le ferait un recueil de nouvelles du patrimoine québécois.  Lorsqu’on regarde ses œuvres, on sent l’activité qui s’y déroule et on imagine facilement les faits qui l’entourent grâce aux nombreux détails parsemés un peu partout.  C’est comme si un conteur nous faisait entendre une histoire avec toute l’expressivité de ses différentes intonations, mais avec les yeux. 

 

Outre une quantité de scènes d’hiver, on retrouve aussi dans la collection de Nicole Laporte quelques œuvres se déroulant entre les années vingt et les années trente.  « J’ai eu une boutique de vêtements anciens pendant un certain temps et je demeure fascinée par l’élégance et le raffinement de cette époque.  Les voitures, l’habillement, le mode de vie, tout témoignait alors d’un souci de bien faire les choses et de façon durable ».  Peut-être est-ce justement pour tenter de faire un contrepoids à notre monde moderne où rien ne perdure et où tout change à une vitesse folle que cette artiste aime tant se pencher sur le passé.  Le fait de favoriser les enfants dans le choix de ses personnages semble être une autre façon tant de dynamiser une scène que de retrouver un sentiment de sécurité et de calme souvent absents aujourd’hui. 

 

Durant les vacances scolaires, Nicole Laporte passait ses étés chez ses grands-parents qui habitaient en campagne au bord de l’eau.  Son grand-père fabriquait des chaloupes à rames et la pêche était l’activité principale des gens.  « Les poissons, les vers, les barques en bois, tout ça a peuplé ma jeunesse de souvenirs inoubliables que je reproduis sur mes toiles», ajoute-t-elle. 

 

On remarque également que l’ensemble de ses personnages n’ont que de petits points noirs à la place des yeux et qu’aucun autre trait n’est ébauché sur leurs visages.  « Je trouvais cela inutile de préciser les figures davantage.  Je ne veux pas que les personnages deviennent le point central d’attraction car si je les considère essentiels pour faire vivre une scène, je veux néanmoins qu’ils demeurent accessoires dans le tout.  Je leur fais tout de même des yeux pour qu’on sente qu’une présence les habite mais surtout pour que la direction du regard donne des précisions sur l’action qui se déroule ». 

 

C’est vrai qu’ainsi, l’œil ne s’attarde pas trop longuement sur chacun des personnages et continue de se promener d’un élément à l’autre du tableau dans un mouvement continu, avant de se déposer un instant sur quelque chose de précis.  Les couleurs vibrantes utilisées contribuent aussi à cette animation visuelle de la scène illustrée.  Même si ses scènes d’hiver demeurent les plus populaires auprès du public, Nicole Laporte souhaiterait maintenant développer un peu plus celles d’été et d’automne, lesquelles véhiculent une autre énergie et sont tout aussi propices à exprimer une panoplie de souvenirs heureux. 

 

« J’aimerais aussi développer mes personnages autour du thème de la famille, laissant un peu plus de place aux adultes ».  Quand on lui demande si toutes les années qu’elle a passées dans l’univers coloré du Droit ne lui donnent pas le goût d’aborder ce sujet dans ses tableaux, elle dit avoir longtemps hésité à toucher à cet univers car elle craignait d’être comparée de trop près à Normand Hudon. 

 

« J’ai de plus en plus le goût de peindre des avocats et les situations que j’ai vues à la Cour ont garni ma mémoire d’anecdotes truculentes qu’il faut maintenant que j’explore dans mes oeuvres».  Parions que ces toiles sauront elles aussi faire rêver ou parler tous ceux qui ont approché ce milieu de près ou de loin.  « Je ne peux pas savoir à l’avance vers quoi ma peinture m’amènera.  Je sens seulement que j’évolue à travers elle et souhaite juste pouvoir continuer à vivre de mon art », conclut cette femme réservée dont on sent à la fois la force et la fragilité. 

 

Représentée chez MultiArt, à St-Lambert, depuis maintenant un an et demi, Nicole Laporte a encore beaucoup de projets à nous faire partager.  « Plus je travaille, plus j’ai des idées et j’ai encore une foule de choses à raconter.  Mais ça, c’est une autre histoire… »

 

Lisanne LeTellier

Magazin’Art Hiver 2003/2004


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