English version

Née à Québec en 1957, Élaine Mercier manifeste très jeune sa sensibilité artistique par le dessin et s’initie, à 13 ans, à la peinture à l’huile avec le peintre Maurice LeBon.

 

Plus tard, elle suit des cours d’aquarelle donné par le peintre St-Gilles. En 1984, elle dirige des ateliers d’aquarelle et expose ses œuvres sur papier dans plusieurs galeries.

 

En 1989, elle redécouvre la peinture à l’huile. Elle explore dès lors la peinture d’une manière plus moderne et plus expressive, à la recherche d’un style qui lui sera propre.

 

Graphiste de formation, elle travaille dans ce domaine pendant plusieurs années, puis en dessin technique, jusqu’à ce qu’en 1996 elle décide de se consacrer entièrement à sa carrière de peintre.

 

Les compositions originales, l’harmonie des couleurs et la lumière, constituent vraisemblablement la signature de l’artiste. Les thèmes qu’elle choisit d’exprimer, sont en relation avec la joie de vivre et prétextes à la création d’œuvres harmonieuses, fantaisistes et originales.

 

Les œuvres d’Élaine Mercier font parties de plusieurs collections personnelles et publiques.

 

 

OMBRE ET LUMIÈRE

 

Le goût de reproduire la réalité, de la transposer et de la transformer est entré dans l’âme d’Élaine Mercier sur la pointe des pieds.  Chez elle, pas d’éclair subit qui l’ait fait un jour s’écrier Euréka !  Plutôt, le souvenir encore bien dans le nez de l’odeur de sa  première boîte de crayons Prismacolor et, dans la mémoire de l’œil et de la main, le plaisir de voir le bois frais limé par l’aiguisoir, de glisser la mine à la fois aigue et douce sur le papier, de la voir s’émousser à force de combler des formes de soleils jaunes, de maisons aux yeux frangés de cils noirs, d’arbres toujours verts, de personnages aux traits couleur chair, fardés de beaux cercles rouges et ressemblant tant bien que mal à ceux de ses parents ou des autres personnages qui réjouissaient son enfance !

 

Ce sont peut-être ces sensations, cependant, qui l’ont poussée vers le graphisme et le dessin technique.  Quiconque admire Un air d’été, huile  de 36 x 30 pouces qui donne envie de s’asseoir au piano, de toucher les partitions aux rebords usés par les mains musiciennes, de humer l’odeur des fleurs coupées ou encore de celles qui poussent au jardin sera probablement étonné d’apprendre qu’avant de tout  quitter pour la peinture en 1996, Élaine Mercier passait une partie de son temps de salariée à dessiner, entre autres choses, des réseaux d’aqueducs.  Elle était formée au dessin aride.  Mais elle ne sait pas comment elle exercerait le métier plus fantaisistes qui remplit maintenant sa vie sans sa formation solide en dessin.  Elle est bien d’accord avec la mentalité de la Renaissance, époque où les deux seuls art majeurs vraiment reconnus étaient la sculpture et la peinture, mais où les penseurs, parlant de l’architecture, affirmaient que l’architecte ne saurait être bon sans un bagage préalable de musique et de dessin.  Cette habileté a aussi servi madame Mercier dans certaines commandes de maisons d’édition pédagogique relatives aux manuels d’enseignement du niveau primaire en français, en mathématiques ou en musique.  Elle trouve encore rafraîchissant le souvenir des éléphants souriants et des autres animaux qu’elle a fait chanter ou danser pour les tout-petits.  Si elle ne se livre plus à ces jeux enfantins, c’est uniquement faute de temps.

 

Lorsqu’on l’interroge sur ses modèles, passés ou récents, Élaine Mercier commence par une réponse négative : l’œuvre d’Auguste Renoir ne la touche pas.  Par contre, elle adore les postimpressionnistes, et l’art de Van Gogh, ce talentueux et très tourmenté précurseur de l’expressionnisme, la ravit et l’enchante.  Elle s’est aussi beaucoup penchée sur l’utilisation de la couleur dans l’œuvre de Chagall et elle s’en inspire parfois.  Et de toulouse-Lautrec, elle adore les scènes de music-hall et des lieux de plaisir parisiens.  Ses dessins aussi, bien évidemment.

 

L’artiste d’ici qui l’a le plus influencée est St-Gilles, à l’école de qui elle a perfectionné son approche de l’huile et de l’aquarelle.  Sa première exposition n’affichait que des aquarelles et c’est St-Gilles qui a été son mentor dans cette technique, de 1978 à 1982.  Elle affirme que c’est son talent de coloriste qui l’impressionne le plus.  Il lui arrive souvent de se remémorer ses conseils ou ses encouragements lorsque, seule dans son atelier, en pleine séance de travail, elle est à la poursuite de la touche de couleur idéale.  Elle sourit un peu en avouant qu’il lui arrive parfois encore de déposer couleurs et pinceaux et de lui payer une visite.  Il faut dire qu’elle n’a pas très loin à courir pour leurs ateliers respectifs sont presque voisins au Vieux-Port de Québec.

 

Faire la conversation avec Élaine Mercier, c’est se laisser aller aussi à  la légèreté.  Comme la plupart des gens dits sérieux… madame Mercier affirme ne pas vraiment croire à l’importance des signes astrologiques.  Mais n’empêche !  Comme bien d’autres, elle ajoute : «Mais ! À vrai dire, je suis Balance.. et tous qui me connaissent bien disent que c’est l’évidence même dans mon œuvre !  toute cette alternance ombre et lumière, masses sombres, reflets et touches légères.  Il faut croire que ma peinture est bien indiscrète et qu’elle clame sur tous les toits qu’entre les soleils radiaux et les atmosphères pluvieuses, mon cœur balance ! »

 

Mais où s’en va donc finalement Élaine Mercier ?  En 1996, elle a quitté un emploi où elle arrivait à s’épanouir malgré le cadre de l’horaire fixe.  Tous les plongeons, à ce qu’on dit, donnent un certain vertige.  Elle a troqué la sécurité pour l’aventure.  Du moins, c’est ainsi qu’elle pensait au moment de la rupture.  Il faut dire qu’elle n’entraînait qu’elle-même dans le saut vers l’inconnu.  Aujourd’hui, elle se félicite de cette décision.  Elle peint six jours sur sept par passion.  Elle a abandonné l’aquarelle.  Elle se livre complètement à l’huile.  Bon an, mal an, elle vend une centaine de toiles.  Depuis un an, elle sent que sa peinture se transforme.  Elle représente de moins en moins, interprète de plus en plus.  Et elle continue toujours, que le soleil brille ou que la pluie lui colle les vêtements au corps, à se promener avec sur elle son calepin au cas où LA scène s’offre à elle !

 

Gisèle Loubert

Magazin’Art


Cliquez sur les miniatures pour visiter la galerie virtuelle

 


 

Cliquez sur le nom des galeries pour les visiter en ligne (si disponible)

 

Le Balcon d'Art

St-Lambert

Québec

Encadrement Idée Montréal Québec


accueilartistesbabillard  ●  partenaires

contactez-nous


visitez

Lithographies, cartes, affiches et plus encore...

© 2003 Multi Art ltée. tous droits réservés